Interview Tian

Tian, Alice Russel, rue du Roi de Sicile, Paris 4e, March 09, copyright Tian

Tian, Alice Russel, rue du Roi de Sicile, Paris 4e, March 09, copyright Tian

Où vis-tu, que fais-tu dans la vie ?
Je vis au Mans, j’ai un peu plus de 40 ans et je ne fais que de la peinture. Mon travail se partage entre le Street Art et la peinture sur toile. J’ai un parcours un peu contraire à la tendance actuelle, je suis passé de la peinture sur toile au Street Art alors qu’il y a un certain nombre d’artistes qui ont fait beaucoup de rue et qui à un moment ont utilisé le support toile en raison d’opportunités avec des galeries ou avec des acheteurs désireux d’un travail plus pérenne.
Je suis complètement autodidacte, j’ai été musicien dans plusieurs groupes dans les années 80, ensuite j’ai commencé à bosser comme graphiste et de fil en aiguille, quand le net est arrivé, je m’y suis vraiment intéressé et j’ai commencé à travailler sur les interfaces graphiques de sites web, je suis allé vers le pixel, je concevais des interfaces de téléphones portables, etc. J’avais un bon boulot à l’époque, j’étais directeur artistique, et à un moment j’ai dit basta ! je ne savais vers quoi me tourner, j’avais envie de changer de vie. Et là des éléments de mon passé eighties m’ont rattrapé, l’époque où on faisait de la musique, des pochoirs sur fringues. On faisait tout nous-mêmes, nos fanzines à la photocopieuse à l’époque où la PAO ne se faisait pas à l’ordinateur, je crois que finalement c’est ces racines qui me manquaient. J’étais dans un travail virtuel, lisse comme un écran, et je pense que j’avais besoin de passer à la matière.

Where do you live, what do you do?
I live in Le Mans, a mid-size town in France, I ‘m over 40 years old and I’m a full-time painter. My work is split between Street Art and paintings on canvas. I have taken a path at
odds with the current trend. I came from painting on canvas to Street Art whereas there are many artists who usually work in the street and who used the canvas at one point because of opportunities with galleries or buyers that wanted a more permanent work.


I am completely self-taught, I was a musician in several groups in the 80′s, then I started working as a graphic designer and one thing leading to another, when internet came, I became very interested and I started working on graphic designs for websites, I went to pixel, I designed mobile phone interfaces, and so on… I had a good job, I was an art director, and at one point I said “enough”! I didn’t know where I was going, I just wanted to change my life. And then things from my past during the eighties came back, from when we used to make music, i.e. stencils on clothes. We made everything ourselves, fanzines using photocopy machine at the time when DTP was an artcraft and not computer-based.  Ultimately, I think I missed these roots. I was working in a virtual world, smooth as a screen, and I think I needed to move to the material world.

Tian, La Mort qui rode, rue du Roi de Sicile, Paris 4e, March 09, copyright Tian
Tian, La Mort qui rode, rue du Roi de Sicile, Paris 4e, March 09, copyright Tian

Quand et comment en es-tu venu au pochoir ?
Mon virage s’est fait il y a 4 ans. J’ai commencé à faire un peu de peinture sans penser que j’allais m’y attarder et puis… La technique que j’ai beaucoup utilisée en 2006-2007 était la sérigraphie, de manière très artisanale. J’ai vraiment intégré la sérigraphie dans mon travail en remplaçant l’encre par la peinture pour avoir des effets de matières, travailler sur les épaisseurs. A l’époque, je me servais un peu du pochoir comme technique complémentaire. Et c’est à partir de 2008 que je me suis vraiment investi dedans et j’adore ça.

When and how did you come to stencil?
My turn was 4 years ago. I started painting without thinking that I would dwell upon it and then … The technique that I used in 2006-2007 was silkscreen. I used to tinker with everything involved. I truly integrated silkscreen in my work by replacing the ink with paint to get more matter and work on its thickness. At the time, I used stencil as a complementary technique. And from 2008 I really became invested in it and I love it.


Tu travailles beaucoup dans la rue, qu’est-ce qui te plait ?
Une des particularités de mon travail c’est que je n’appose pas directement la peinture sur le mur, je travaille souvent des personnages grandeur nature en 5-6 couleurs, ce qui prend trop de temps à poser dans la rue. Je ne peux pas avoir l’efficacité de certains qui posent en 10 secondes à la dérobée. Avec la rue, il y a une sorte de besoin de reconnaissance visuelle, d’être vu. Pour moi, rester dans l’acte gratuit est quelque chose d’important. Car peindre sur toile te déconnecte à partir d’un moment de toute une frange de la population, qui comme toi, n’a pas les moyens d’investir plusieurs centaines d’euros dans une toile. C’est un moyen de rester visible, accessible à tous. Au départ, j’y suis venu pour promouvoir une expo. J’avais fait de grands bull-terriers d’1 x 1 m pour une de mes premières expos dans un bar du Mans. Et je me suis aperçu qu’ils avaient eu presque plus d’impact que l’expo elle-même. C’est ce que les gens avaient retenu en tout cas.

You often paint in the street. What do you like about it ?
A distinctive feature of my work is that I don’t paint directly over the wall, I often paint life-size characters in 5-6 layers of color, which takes too much time to paint in the street. I can’t  have the effectiveness of some who work in 10 seconds without being seen. With the street, there is a need for a form of visual recognition, a need to be seen. For me, it’s important to keep this act free. Because as soon as you paint on canvas, it disconnects you from a section of the population which – just like you – cannot afford to invest several hundred dollars in a canvas painting. Street Art allows you to stay visible, open to the public. Initially, I came to stencil in order to promote an exhibition. I painted great bull terriers of 1 x 1 m for one of my first exhibitions in a bar of Le Mans. And I realized they almost had more impact than the exhibition itself. This is what people kept in mind anyway.

Tian, Place des Vosges, Paris 4e, 2008, copyright Tian
Tian, Place des Vosges, Paris 4e, 2008, copyright Tian

Comment envisages-tu l’intégration et l’interaction de tes pochoirs quand tu poses dans la rue ? Tu prends le temps de choisir le lieu, ton mur ? 
Si j’ai le temps, oui. En juillet dernier, lors d’un passage à Paris, j’ai pris le temps de faire des repérages, de regarder et de réfléchir à la façon de faire interagir mon travail avec celui des autres. Mais parfois je colle complètement à l’arrache, sans réfléchir.

How do you approach the integration and interaction of your stencils when you set in the street? Do you take the time to choose the location, to choose your wall?
If I have time, yes. Last July, as I was passing through Paris, I took the time to choose some settings, watching and thinking about how I could make my work interact with other’s work. But sometimes I paste my work hastily, without thinking.


Raconte-nous une séance de collage de rue
Un de mes souvenirs les plus marquants était à Londres l’année dernière. J’avais collé un bull terrier sur une porte de chantier très tôt le matin, il faisait encore nuit. Et je me suis rendu compte plus tard en plein jour qu’une partie du chien dépassait de la porte. Or pour pouvoir ouvrir la porte, les ouvriers ont préféré découper la pièce le long de son encadrement plutôt que d’arracher le collage. Le bull-terrier était toujours entier. Cela fait plaisir qu’on puisse respecter ton travail à ce point. J’ai aussi un bon souvenir de ma session à  Londres à Bricklane en mai 2008 parce que j’adore les murs de brique qui épousent la forme du papier.

Tell us about a particular street paste session.
One of my most significant memories was in London last year. I pasted a bulldog terrier on a door from a building site early in the morning, it was still night. And I realized later in the day light that the dog was bigger than the door, blocking it. But the workers had preferred cutting the painting, following the door opening, than removing the piece. The bull terrier was still complete.
I also have a good memory of my assignment in London at Bricklane in May 2008 because I love the brick walls which mould and curve the paper.

Tian, Bull Terrier, Fashion Street E1 London, 2008, copyright Tian
Tian, Bull Terrier, Fashion Street E1 London, 2008, copyright Tian

As-tu déjà rencontré la police en raison du Street Art ?
Oui mais rien de fâcheux, plusieurs contrôles, mais le Mans, ce n’est pas Paris, le taux de criminalité est plus faible, et les rapports entre police et citoyens sont moins tendus. Après les festivités en famille, le soir de Noël j’étais en train de coller et j’ai rencontré la brigade anti-criminalité. Ils sont venus discuter avec moi. J’ai toujours été chanceux jusque là.
Mais la duré de vie de mes pochoirs sur affiches dépend surtout des gens qui les croisent. Ils sont souvent abîmés. C’est pourquoi j’ai commencé à vernir mes affiches récemment à Paris. Mais j’aime rencontrer les gens dans la rue, et je trouve qu’à Paris les gens voient les collages plutôt d’un bon oeil.

Have you ever had an encounter with the police because of Street Art?
Yes, but nothing upsetting, several identity checks, but Le Mans is not Paris, crime rate there is lower, and the relationship between police and citizens is less tense. After Christmas Eve with my family, I was pasting and the anti-crime brigade showed up. They only came for a chat. I’ve always been lucky so far.
But the life time of my stencils mainly depends on people who cross them. They are often damaged. That’s why I started to varnish my posters in Paris recently. But I love to meet people on the street, and I find that in Paris people are positive towards posters.

Quel est l’évènement de Street art qui t’a le plus marqué ces derniers temps ?
 En mai 2008, je me suis retrouvé par hasard à Londres le week-end du Cans Festival pour prendre des photos et me rendre à un rendez-vous de galerie. J’ai pris connaissance de l’évènement sur place et j’y suis donc allé, après avoir cherché l’adresse sur internet, avec espoir, mes collages dans le sac. A l’entrée, j’ai essayé d’expliquer ma démarche -dans mon mauvais anglais-, j’ai fait la queue, je suis rentré et j’ai collé. Mes pièces ont été décollées dans l’après-midi, j’imagine que l’organisation du Festival a statué et rejeté tout ce qui sortait de la peinture sur mur. Les règles étaient implicites, mon travail était encore un mélange de pochoir et de sérigraphie.
Bref, je me suis fait jeter mais ça a été un vrai déclic Cet évènement a été un vrai déclic, j’en ai pris plein les yeux et le pochoir est vraiment rentré dans mon travail à ce moment-là., Cela m’a boosté, quand je suis rentré, j’ai travaillé non-stop, peut-être par envie de reconnaissance. J’ai vu des oeuvres magnifiques, j’ai découvert Hush en le voyant travailler et ça a été un grand plaisir. Les Anglais ont un très bon niveau avec une sensibilité propre. Les Français n’ont pas vraiment de patte collective reconnaissable, chacun travaille selon ses règles et sa personnalité, on est peut-être plus dans l’esthétique, le multi couches et le détail. Les Anglais, quant à eux sont plus dans l’impact et dans l’efficacité, avec un message social très marqué, je pense à Banksy bien sûr mais il y en a bien d’autres comme Azrail ou K-Guy..

What recent Street art event impressed you the most lately ?
In May 2008, I found myself by chance in London the same weekend of the Cans Festival to take pictures and go to an appointment with a gallery. I was aware of the event and I went there, after having checked the address on the internet, and because I was hopeful, I took my posters in my bag. At the entrance, I tried to explain my way of work – in my bad English -  I waited in line, I entered and I pasted. Later in the afternoon, my posters had been removed, I imagine that the organizing committee of the Festival had rejected them and ruled them out because they were not painted on the wall. The rules were implicit and at this time my work was a mixture of stencil and screen printing.
I’ve been a bit rejected but this event was a real turning point, I was fascinated and stencil really came into my work at that time. I was over-motivated when I returned home; I worked without interruption during several days perhaps by need of recognition. I saw great works, I watched Hush working and it was a great pleasure and discovery. English stencil artists are very good and have their own sensitivity. The French have no real common pot, each working according to its rules and personality, perhaps we’re more into aesthetics, working on multi layers and concerned about details. The English are more into impact and effectiveness, with a very strong social message, I think about Banksy, of course, but there are many others like Azrail or K-Guy.

Tian, Bull Terrier, Fashion Street E1 London, 2008, copyright Tian
Tian, Rue Quincampoix, Paris 4e, 2008, copyright Tian

Quel est le premier pochoir de rue que tu aies découvert ?
Dans les années 80, on faisait des pochoirs avec mon groupe, des lettrages, sur nos chemises, nos guitares, des choses assez trash et puis, ça a été en sommeil pendant très longtemps. Je n’ai pas réagi en tant qu’amateur éclairé devant les pochoirs suivants que j’ai croisés sans trop les voir. Le Cans Festival a été vraiment un électrochoc, avec ses œuvres gigantesques et une prolifération de nombreuses tendances. Et ça a été un hasard ! Le pochoir est quelque chose qui me parle et que j’ai envie d’intégrer dans mon style à moi. 

What is the first stencil you found in the street?
During the 80′s, we made stencils with my band, some types on our shirts, our guitars, trashy things and then it went dormant for a long time. I did not react as an enthusiast in front of stencils that I came across, I didn’t notice them. The Cans Festival was really a shock, with those gigantic works and many trends. And it was a coincidence! Stencil is something that speaks to me and I want to incorporate into my own style.

Justement comment décrirais-tu ton style pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?
Mon travail tend vers le réalisme sans que ce soit le but. Je présente beaucoup de personnages en grandeur nature ce qui me semble représenter le plus grand impact possible dans la rue. C’est une pose, une attitude. Je bosse pas mal avec Photoshop ou Illustrator, ce sont des outils que je maîtrise bien. Cela donne des pochoirs en 5-6 couleurs. Je suis novice dans le pochoir et je me sers donc de mon background pour avancer. Mon moteur, c’est la curiosité. Je choisis mes images sur internet au coup de cœur, mais j’aimerais à travailler de plus en plus avec mes propres images, j’ai commencé à faire des séances photos avec mise en scène mais ça prend beaucoup de temps et de savoir-faire, c’est un métier, photographe et direction de modèle. Je prends aussi beaucoup de photos pour alimenter ma banque d’images, architecture, végétal, animal. Et sinon, c’est la musique qui m’inspire, je travaille en musique, j’écoute beaucoup de soul et dès qu’un artiste me touche, j’ai envie de faire son portrait.
Le boxeur que j’ai beaucoup collé est un anonyme, il n’a pas du tout fait carrière et j’aime bien ça aussi, idem pour mon modèle féminin black, sa pose me plaisait. C’est la fragilité qui me touche. Ce boxeur avait quelque chose de fragile en lui malgré sa pose de garde et c’est ce que j’ai essayé de retranscrire.
En toile, je mélange beaucoup la sérigraphie et le pochoir. Ce sont deux plaisirs qui me sont indispensables maintenant.

By the way how would you describe your style for those who do not know you yet?
My work tends towards realism but it’s not the goal. I present a lot of life-sized characters with an attitude I like and which I believe represent the greatest possible impact in the street. I work a lot with Photoshop or Illustrator, these are tools that I master. This gives stencils in 5-6 layers. I am new to stencil and therefore I use my background to explore ahead. My engine is curiosity. I choose my pictures on the web, on a flim, but I would like to work more with my own pictures, I started doing photo shoots with staging, but it takes a long time and it’s a profession to be a photographer and to direct models. I also take lots of pictures to feed my bank of images, architecture, plants, animals. Moreover it’s the music that inspires me, I work with music, I listen to a lot of soul and when I like an artist, I want to do his portrait.
The boxer that I pasted is an anonymous one, he didn’t have a career and I like this aspect too too, same for my black female model, I liked her pose. It’s their weakness that affects me. The boxer had something fragile within him despite his defense posture and that’s what I tried to transcribe.
As canvas, I mix a lot silkscreen and stencil. These are two pleasures that are indispensable to me now.

 

Quel est l’artiste qui t’a le plus impressionné récemment ?
Je parlais de Hush qui m’a beaucoup plu. Dans les Français, j’aime beaucoup Dude Company que je n’ai pas encore rencontré mais avec qui on m’associe souvent. Il aborde des thèmes qui me sont proches, comme les chanteurs souls, mais il peint directement sur le mur maintenant. J’aime bien Btoy… En fait j’aime plein d’artistes pour des raisons différentes. J’aime bien Logan Hicks pour sa façon de travailler même si visuellement, ce n’est pas forcément ce que j’ai envie d’avoir chez moi mais il me scotche. Je vais te citer aussi les grands ; en France comme en Angleterre, il y a de grands artistes qui nous ont beaucoup influencés ou touchés, comme C215 ou Jef Aérosol. Je serais tenté de citer également Faile, WK interact, Izolag et ananda nahu parmi des dizaines d’autres…
 Who’s the artist who impressed you the most recently?
I was talking about Hush who I liked very much. Among the French, I love Dude Company I didn’t meet yet but with whom I’m often affiliated. He addresses themes that are close to me, like soul singers, but he paints directly on the wall now. I like Btoy… In fact I like lots of artists for different reasons. I like Logan Hicks for his work even though visually it is not necessarily what I want to get for my home but he surprises me. I’ll also mention the big ones: in France as in England, there are great artists who have influenced and affected many, as C215 or Jef Aerosol. I could also cite Faile, WK interact, Izolag and Ananda Nahu among dozens other.

Tian, Melody Nelson part 4, mixed media : acrylic, spray & screenprint, cotton canvas on stretcher, 92 x 73 cm - 36.2 x 28.7 inches, copyright Tian
Tian, Melody Nelson part 4, mixed media : acrylic, spray & screenprint, cotton canvas on stretcher, 92 x 73 cm – 36.2 x 28.7 inches, 2008, copyright Tian

Avec qui rêverais-tu de faire un échange d’œuvre ?
C’est une question compliquée… mais je vais revenir à Hush. Une pièce de Hush me ferait vraiment plaisir !

Whith who would you like to swap your work?
It’s a hard question … but I will mention Hush again. I would really love to get a piece by Hush !

 

Quel est ton rapport au marché de l’art ? as-tu une galerie ?
Je bosse un peu avec des galeries, mais je n’ai pas encore rencontré La galerie. Pour l’instant je vends la plupart de mes œuvres sur Internet. Je pense que dans l’art, il y a souvent une rencontre qui se fait et qu’à partir de ce moment-là, une complicité se crée où l’artiste joue son rôle d’artiste et son agent, son galeriste joue aussi son propre rôle. Et cette rencontre doit être avant tout basée sur la confiance mutuelle. Je pense que beaucoup de carrières artistiques se font par rapport à ce type de rencontres. Je l’attends.

What is your relationship to the art market? Have you got a gallery?
I work a bit with galleries, but I didn’t meet the one. For the moment I sell most of my works on the Internet. I think that the artist need to meet somebody one day and that from that time, complicity is created when the artist plays its role as an artist and his agent and the gallery owner also play their own roles. And this meeting will be primarily based on mutual trust. I think a lot of artistic careers are based on such meetings. I’m waiting.

Tian, Amerykah Scratch, mixed media : acrylic, spray, collage & screenprint, linen canvas sur châssis, 100 x 81 cm - 39.4 x 31.9 inches, 2008, copyright Tian
Tian, Amerykah Scratch, mixed media : acrylic, spray, collage & screenprint, linen canvas sur châssis, 100 x 81 cm – 39.4 x 31.9 inches, 2008, copyright Tian

Quel est ton livre de Steet Art préféré (en dehors de Stencil History X bien-sûr) ?
J’ai très peu de bouquins de street art, mais j’aime beaucoup celui de Peel Magazine que j’ai acheté en Angleterre qui mêle stickers, affiches, collages*. Ce qui me bluffe c’est la richesse des styles.  Il y a un mec qui s’appelle JB qui trace des dessins à la peinture, simplement, ça a un impact direct, et ça me touche, même si c’est très loin de ce que je fais.
* PEEL: The Art of the Sticker, Dave & Holly Combs, Mark Batty Publishers, 2008 – http://www.pe3l.com

What is your favorite book of Street Art (except Stencil History X of course)?
I have very few books on street art, but I love the Peel Magazine that I bought in England that combines stickers, posters, collages *. What impressed me was the wealth of styles. There is a guy named JB who simply traces some drawings with paint, it has a direct impact, and it touches me, even if it’s far from what I do.
* PEEL: The Art of the Sticker, Dave & Holly Combs, Mark Batty Publishers, 2008 –
http://www.pe3l.com

http://flickr.com/tian-fr

12 commentaires

  • By vitostreet, 6 mars 2009 @ 19:43

    Merci à vous deux pour cet Interview.

  • By b., 7 mars 2009 @ 9:20

    Du super taf cette interview.

  • By C215, 7 mars 2009 @ 15:02

    excellente interview, bonne continuation..

  • By Tian, 10 mars 2009 @ 15:27

    merci à tous (:

  • By kiox, 10 mars 2009 @ 17:19

    Yo! speciale dédicasse depuis Toulouse pour mon ami Tian, un vrais, un dur, un pur! Bonne article, à conserver dans les anals du street art… Kiox

  • By chema, 10 mars 2009 @ 17:48

    je suis heureux pour toi…super interview et j’adhère complètement et à ton style et à ton oeuvre. Bravo !!!…je n’en doute pas une seconde

  • By clelia, 10 mars 2009 @ 19:01

    superbe interview!! photos magiques!!
    bravo, vraiment, et en plus j’ai un très grand plaisir et une vraie émotion à croiser tes créations sur les murs de la ville…
    *

  • By Yvan Publi24, 10 mars 2009 @ 19:17

    Très intéressant cet interview, sympa pour ce  » petit bonhomme » et bonne route ….

  • By Pascal, 10 mars 2009 @ 20:00

    J’ai toujours le même plaisir à regarder « JADE » quand je rentre à la maison ET « GRACE » à 3E, alors lâche pas l’affaire, continue à nous faire rêver avec tes créations. La bise

  • By Tian, 11 mars 2009 @ 15:08

    muchas gracias compadres

  • By Chema, 18 mars 2009 @ 12:08

    Hasta la muerte !

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  1. Interview de Tian sur SHX : Awake Studio - Diffusion des arts et cultures alternatives — 7 mars 2009 @ 9:17

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