Vhils video
Vhils est un jeune artiste portugais qui s’est fait remarquer au Cans Festival, à Londres en mai 2008, avec son intervention murale et qui a connu par la suite une ascension fulgurante dans le monde de l’art et de son marché. Sa démarche consiste à sculpter le mur, à réaliser des portraits en bas relief en très grand format. Le mur est creusé, et à la façon du pochoir, un visage apparaît dans sa lumière. Aujourd’hui, Vhils prépare sa prochaine exposition chez Steve Lazarides (est-il utile de rappeler qu’il est le galeriste de Banksy… mais aussi de JR) à Londres.
Voici le texte qui accompagnait sa vidéo :
Scratching the Surface
« Sous les pavés, la plage » (Sous les pavés – la plage!) – Graffiti anonyme, Paris 1968.
Paris, Mai 1968.
Lorsque les enragés ont commencé à dresser des pavés sur boulevard Saint-Michel afin de les utiliser comme armes contre les forces de l’ordre ancien, ils sont allés jusqu’au sable qui recouvrait la surface de dessous. La terre. Sous le béton, la terre. Sous l’environnement urbain, la nature. Sous l’artificiel, de la vie.
Derrière tous ces murs de briques et de béton, ces surfaces ternes et grises qui déterminent notre existence, derrière toutes ces villes, il y a de la vie. Il y a des individus, il y a la nature. « Gratter la surface » est un acte de création à partir de formes sans vie. C’est de la subversion. L’acte de graver l’idée de la vie sur un mur, de créer l’image d’une personne, une pièce à la représentation iconographique symbolique qui restera. Comme si le rendre éternel en lui donnant la vie où la vie n’était pas censée être. En sculptant ce qui est mort-né par sa nature même, de par sa conception.
Ainsi, jusqu’à la symbolique disparition de tous les murs qui séparent, qui imposent cette condition d’un système social qui sur-construit afin de contrôler et de perpétuer son emprise sur les divisions qui découlent de ce partitionnement éternel et de garder les gens sur place, il sera plus facile et plus facile d’oublier qui nous sommes, d’où nous venons et que la nature est vraiment partout. Comme il est facile de perdre la trace de ce que notre nature est vraiment, pris au milieu de tout cet environnement saturé, inorganique. »
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Vhils is a young Portuguese artist who became noted during the Cans Festival in London in May 2008 with his wall action and then knew a subsequent dramatic rise in the world of art and its market. His approach is to sculpt the wall, carry out in bas-relief portraits in large scales. The wall is increased, and like stencil, a face appears in its light. Today Vhils prepares his next show at Steve Lazarides (is it useful to recall that it is the gallery of Banksy … but JR) in London.
The text accompanying the video:
Scratching the Surface
“Sous les pavés, la plage!” (Beneath the paving stones – the beach!) – Anonymous graffiti, Paris 1968.
Paris, May 1968. When the enragés started digging up the stones from the Boulevard St. Michel to use them as weapons against the forces of the old order, they came upon the sand that covered the surface underneath them. The earth. Beneath the concrete, the earth. Beneath the urban environment, nature. Beneath the artificial, life.
Behind all these brick and concrete walls, these dull, grey surfaces that condition our existence, behind all of these cities, there is life. There are individuals, there is nature. “Scratching the surface” is an act of creation taken from lifeless forms. It is the subversion of lifeless forms. The act of engraving the idea of life on a wall, of creating the image of an individual, an iconographic piece of representational symbolism that will endure. As if rendering him eternal by bringing him to life where life was not supposed to be. By carving it out of that which is still-born by its very nature, by its design.
So until the symbolical demise of all walls that separate, that impose, that condition, of a social system that overbuilds in order to control and perpetuate its grasp on the divisions that stem from this eternal partitioning and keep individuals in place, it will be easier and easier to forget who we are, where we come from and what nature is really all about. How easy it is to lose track of what our nature really is while caught amid this saturated, un-organic environment. »
Un commentaire
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By b., 23 mai 2009 @ 7:40
impressionnant et tout simplement magnifique !