Mass.Toc, drôlatique et critique comme toute parodie

On reconnait la typo, on lit la signature… détournée… BAM ! mais oui bien sûr ! La référence est claire et immédiate. Ces femmes bien en chair, en poignées d’amour et autres bourrelet, aux visages évoquant les beautés fatalement vulgaires des films de Russ Meyer, font référence aux personnages féminins de Miss.Tic, grande prêtresse du pochoir parisien. Tant pis, si on me taxe encore de parisiannisme… On pense à Gossip mais avant tout, dans le champ du street art, à David Gouny qui se faisait justement appeler à ses débuts « Botero Trash ». Le choix du nom Mass.Toc permet en effet de se focaliser sur le coeur du sujet: la silhouette (logique quand on parle pochoir). Le concept de ce farceur qu’on est bien obligé de nommer Mass.Toc (puisqu’il le signe) mérite d’être analysé. S’amuser à grossir les personnages de Miss.Tic (qui ne sont plus depuis longtemps des autoportraits, précisons-le) revient aussi à les pointer du doigt pour ce qu’elles sont : des femmes vivant dans des magazines et sur des podiums. Miss.Tic que l’on a parfois qualifiée de féministe continue depuis plus de vingt ans à prôner un modèle de femme sexy, aux poses lascives et provocantes que seules les paroles en sous titre permettent de sortir d’un érotisme léger et gratuit. La critique est sous-jacente mais réelle.
Toutefois, on appréciera surtout, au delà de ce commentaire « brainy », le caractère frais et drôlatique de cette oeuvre que rehausse le choix du support camion trop floppé pour être estampillé Ucar…
Pour en voir plus, visitez le flickr de Numamonsi.

The font is recognized, the signature is readable but twisted, BAM ! but yes obviously ! The reference is clear and immediate. These plump women whose faces evokes the beauty inevitably vulgar of the characters from Russ Meyer’s movies, refer to female characters by Miss.Tic, high priestess of Parisian stencil art. Too bad, if I’m still accused of parisiannisme… One thinks of Gossip but primarily in the field of street art, of David Gouny who had been named at his debut « Botero Trash ». The choice of the name Mass.Toc makes it possible to focus on the core issue: the silhouette (logic when talking about stencil). The concept of the trickster Mass.Toc should be analyzed. Fun to make Miss.Tic’s characters getting fat (which were not any more self-portraits since a long time) also highlight what they are: women living in magazines and on catwalks. Miss.Tic who has sometimes been described as feminist kept for over twenty years advocating a model sexy woman, with provocative poses that only words in subtitle let out from something vaguely erotic, and light. The critical is underlying but real.
However, we especially appreciate, beyond this « brainy » comment, the cool and comical nature of this artwork that the choice of the truck too flopped to be stamped Ucar (name of the company Miss.TIc worked for) enhances…
To see more pics of Mass.Toc, let’s visit Numamonsi‘s flickr.
Un commentaire
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By Some cool stuff, 23 septembre 2009 @ 18:32
vraiment drôle cette série de pochoirs. Je suis curieux de savoir si la personne qui se cache derrière cela compte s’arrêter là où s’il prévoie déjà des détournements d’autres figures reconnues du street art…