Banksy, always Banksy

credit picture : Romanywg

Le nom de Banksy est sur toutes les lèvres dans le monde du street art, et particulièrement ces dernières semaines. Savez-vous, par exemple, que 300 000 est à la fois le nombre de visiteurs qui se sont bousculés pour visiter son expositon au musée de Bristol l’été dernier, et l’estimation en livres sterling des pochoirs qui représentaient John Travolta et Samuel Jackson pointant leurs bananes sur les passants près de la station d’Old street, pochoir qui a été effacé par erreur par les autorités il y a peu ?
POur ne citer que son auteur lui-même, « Une œuvre d’art vaut ce que les gens sont prêts à payer pour la regarder ou ne pas la regarder. »
Banksy correspond de façon fantasmatique à l’équation spéculative street art = banco ! bien que sa côté ait considérablement baissé suite à la crise financière. Tout est cependant relatif quand on sait qu’il est rentré dans le livre des records avec la côte qui aurait connu la hausse la plus rapide de toute l’histoire du marché de l’art international.

Credit picture : Romanywg

Banksy ne cesse en parallèle d’intervenir dans les rues, avec un humour décalé et provocateur, et souvent de façon engagée. Quelques jours avant les fêtes de Noël, il faisait encore la une avec de nouvelles peintures à Londres sur les quais du Regents Canal, à Camden. Depuis septembre dernier, Banksy semble proposer des pistes de réflexion sur l’oeuvre de graffiti et son statut original bien trop rare.
Avec un humour évidemment so british, il dénonce en détournant. C’est ici un employé collant une affiche de graffiti en sus de l’usuelle publicité de métro, ou là un jeune pêcheur ramenant dans ses filets un tag rabougri « banksy ». Autant dire que les différents journalistes et blogueurs se sont donnés par la suite un malin plaisir (Banksy = Banco = affluence de visites) à couvrir les actualités de toyages successifs de ces pièces. On ne peut être étonné du fait au vu du sujet. Toutefois, qui s’interroge sur la pertinence de couvrir ce type d’actualité alors que le propos même de Banksy est de mettre en cause la médiocrité d’un certain graffiti, son sens de l’ego, et son caractère publicitaire ? Je ne citerai donc pas ce désormais célèbre graffeur jouant à la guérilla avec le maître du genre ni n’en montrerai les images.

Beaucoup d’encre plus tard, l’actualité rebondit sur Park City, dans l’Utah, ville dont la renommée s’est construite autour du Festival du Film de Sundance créé par Robert Redford et consacré au cinéma indépendant américain. En effet, Banksy y aurait laissé sa trace à ce moment-là. Pourquoi ? à l’occasion de la sortie d’un film nommé « Exit Through The Gift Shop ». Et là est véritablement le pourquoi de ce long post sur Banksy. Car, contrairement à la grande majorité de ce qui a été écrit, du moins recopié, ce film documentaire n’est pas l’oeuvre de Bansky (qui n’est pas américain a priori) mais de Thierry Gueta, un français vivant à Los Angeles. Le 22 janvier dernier le blog de l’excellent festival Nuart éclaircit les choses avec vidéo d’archives à l’appui et le Los Angeles Times porte également un éclairage intéressant.

Thierry Guetta travaille à la réalisation d’un documentaire sur le street art depuis tant d’années maintenant que c’en est devenue une private joke dans le milieu. En 2005, Shepard Fairey présente Banksy à Thierry Guetta. Il deviens l’instigateur de l’exposition Banksy « Barely Legal » qui s’est tenue en sept. 2006 à Los Angeles, cette même exposition monumentale où des milliers de visiteurs ont pu voir un ballon d’helium voler à quelques dizaines de mètres au dessus d’un éléphant peint par le maître. C’est bien sûr Thierry Guetta qui avait tout financé, ayant largement les moyens de. Comment s’est donc opéré cette translation entre Thierry Gueta et Banksy comme auteur de ce film ? Je dirais.. effet de com.
Car Thierry Gueta a un nom de scène : MBW, Mr Brainwash, celui-là même qui a réalisé la pochette du dernier album de Madonna et tous ces collages colorés et en N&B envahissant les rues de LA, NYC, Paris et autres grandes villes. Thierry Gueta est une personnalité unique, un grand fou à l’humour décalé et un grand rêveur insomniaque dont je rêve de voir le film au plus vite !!

MBW or Banksy by the way ?

Everyone always talks about Banksy in the world of street art, and particularly these past few weeks. For example, 300 000 is both the number of visitors who are scrambling to visit his art exhibition at the Bristol Museum last summer, and the estimate in pounds of his stencils representing John Travolta and Samuel Jackson pointing their bananas to passers-by near the Old Street station Those stencils have been recently deleted by mistake by the authorities.
To quote the author himself, « A piece of art is what people are willing to pay to watch it or not watch it. »
Banksy matches the speculative equation street art = bingo ! although his rate have considerably fallen following the financial crisis. Everything is relative, however, when we know he entered the record book with the rate which got the fastest rise in history of international art market.

Banksy continues to work in the streets, with adult humor and provocative, and often so engaged. A few days before Christmas, new paintings emerged in London on the banks of Regents Canal, Camden. Since last September, Banksy seemed to suggest thinking about some pieces of graffiti and its original status which is far too rare.

With a humor so obviously british, he denounced away. Here an employee pasting a poster graffiti instead of an advertising, and there a young fisherman bringing in his nets a tag stunted « banksy ». This means that the various journalists and bloggers had a subsequent malicious pleasure (Banco = Banksy = influx of visits) to cover the news of successive buffings. One can’t be surprised because of the subject. However, we can question the relevance of cover such topics since this is the very purpose of Banksy : to challenge the mediocrity of some graffiti, a sense of ego, and branding. Thus, I will not mention this now-famous graffiti artist playing for the guerrilla with the master of the genre.

Much ink later, the news bounces on Park City, Utah, a city whose reputation was built around the Festival Sundance Film created by Robert Redford and dedicated to Independent American films. Indeed, Banksy have left his mark at this time there. Why? to celebrate the release of a film called « Exit Through the Gift Shop ». And finally here is the reason for this long post on Banksy. Unlike lots of stuffs written or copied, this documentary has not been made by Banksy (who is not American, a priori) but bt Thierry Guetta which is a French man living in Los Angeles. On January 22nd the blog of the excellent Nuart festival brightens the story and the Los Angeles Times also carries an interesting light.

Thierry Guetta has been working on this street art documentary for so many years now that it became a private joke in the network. In 2005, Shepard Fairey introduces Banksy to Thierry Guetta. He was also the guy who organized the Banksy show « Barely Legal » held in September 2006 in Los Angeles, the same monumental exhibition where thousands of visitors saw a helium balloon flying few tens of meters above an elephant painted by the art master.  Thierry Guetta had funded everything and he could afford it. Therefore how this translation has been made from Thierry Guetta to Banksy as the author of this movie? I would say .. communication effect.
Thierry Gueta has actually a pseudonym: MBW, Mr.Brainwash, the man who made the cover of Madonna’s latest album and all these colorful wheatpastes and B&W invading the streets of LA, NYC, Paris and other major cities. Thierry Guetta is a unique personality, a great fool to the quirky sense of humor and an insomniac dreamer I can’t wait to see the film soon!

Un commentaire

  • By Willie, 11 avril 2011 @ 2:24

    zQKlkJ Got it! Thanks a lot again for helping me out!

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