Category: Interviews

Indigo itv on CFYE

Mes amis de Crack For Your Eyes viennent d’interviewer la pochoiriste canadienne Indigo. J’ai eu la chance de rencontrer cette jeune femme talentueuse et de passer un certain temps avec elle en octobre dernier lors de son séjour à Paris. On a d’ailleurs pu voir un extrait de son travail à Paris au sein de l’exposition collective Chic’n’stencil à la Galerie Itinerrance il y a quelques semaines. C’est une longue et intéressante interview à lire qui permet de la découvrir en profondeur.
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My Friends from Crack For Your Eyes came to interview stencil artist Vancouver based Indigo. I was fortunate to meet this talented young woman and welcome her some time during her stay in Paris last October. People had the possibility to see a sample of her work in Paris in Chic’n’stencil group show at Galerie  Itinerrance last November. It’s a long and interesting interview to read which enables to discover her in depth.

Interview de C215 / Cyclones Magazine

Snoopy @ vitry

Le webzine Cyclones, quelques semaines après avoir réalisé une interview de celle qui écrit ces mots, vient de mettre en ligne une interview de l’artiste C215. POur une fois, un post pour les français, en français et cela me permet également de publier ce cher Snoopy qui m’a bien fait rire en ce début d’année.

SHX Interview : Snub23

Snub23, Festival Kosmopolite, June 2008, copyright SHX

J’ai été en contact la première fois avec toi par tes pochoirs mais tu fais aussi du graffiti en même temps. C’est assez rare, non ?
C’est vrai que je travaillais principalement avec le pochoir il y a un an. J’ai toujours travaillé toutefois à main levée en même temps. Récemment, j’ai peint en mixant les deux et je pense aller dans cette direction dans le futur de plus en plus. Je pense que couper un pochoir à partir d’une image comme le font beaucoup de pochoiristes n’est pas suffisant. Il y a du talent, c’est certain, mais pas de créativité, rien de nouveau. C’est juste une forme de reproduction que permet le pochoir.

I got in touch with you the first time because of your stencils but you do some graffiti in the mean time. This is quite rare, isn’t it ?

It’s true I was mostly working on stencils a year or so ago. I’ve always worked on my freehand cans skill at the same time though. Recently I’ve been painting using both stencils and freehand and expect more of that in the future. I believe it isn’t just enough to cut a stencil from a found image as so many stencil artists do. There is skill for sure but no creativity, nothing new, just a reproduction done with a stencil.

Comment as-tu commencé le pochoir ?
Au début, je m’en suis servi pour taguer mon nom de façon répétitive, et le poser sur des stickers et atterrir partout.  J’aime la vitesse et le détail auquel tu peux avoir accès si vite grâce aux pochoirs. J’aime tous les splashs et sous-couches de spray. Ils font qu’à chaque fois le même pochoir a un rendu différent.

How did you begin stencilling ?
At first it was just for writing my name repeatedly everywhere and putting it on stickers to get up everywhere. I like the speed and detail you can achieve so quickly with stencils. I like all the little undersprays and splats. They make it so everytime you paint that stencil it comes out different to the time before.

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SHX Interview : Pisa 73

Pisa 73, stencil, spray-paint and acrylic on mdf, 80 x 120 cm, 2009 (copyright PIsa 73)

Pisa 73, stencil, spray-paint and acrylic on mdf, 80 x 120 cm, 2009 (copyright PIsa 73)

Pisa 73 est né et a grandi dans le sud de l’Allemagne où il a fait des études de communication visuelle. Il vit aujourd’hui à Berlin. Les parisiens ont pu découvrir son travail en 2008 sur le M.U.R. ainsi qu’à la Galerie Itinerrance auprès d’Evol, second membre du CTINK. Pisa 73 vient d’inaugurer une nouvelle série de pochoirs, dans une nouvelle technique, lors d’une exposition solo “Grains of Wrath” à la Wilde Gallery en cours jusqu’au 10 octobre.
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Pisa 73 was born and raised in southern Germany where he got a degree in visual communication. He currently lives in Berlin. Parisians viewers discovered his work in 2008 on the M.U.R. and at the Galerie Itinerrance along second CTINK member Evol. Pisa 73 has recently launched a new series of stencils and a new technique in his solo exhibition “Grains of Wrath” at the Wilde Gallery running until October 10.

Pisa 73, (...) Effort III, Stencil, Spray-paint on mdf, 140 x 52.5 x 6 cm, 2008 (copyright Pisa 73)

Pisa 73, (...) Effort III, Stencil, Spray-paint on mdf, 140 x 52.5 x 6 cm, 2008 (copyright Pisa 73)

Quelle est la signification de ton pseudo ? Est-ce que 73 a un rapport avec un crew ?
Cela ne veut rien dire. Le nom “pisa” remonte à un moment autour de 1994 quand j’étais à fond dans le graffiti. Et “73″ est mon année de naissance.

What does your name mean ? and is 73 about a writer crew or something ?
It doesn’t mean anything- the name “pisa” goes back to a silly moment in ca. 1994 when I was very much into graffiti. “73″ is my year of birth.


Quand et comment en es-tu arrivé au pochoir ?

J’ai découpé mes premiers pochoirs en 2001 ou 2002, les tout premiers n’avaient pas plus d’ambition que de faire office de “print”. Et à un moment autour de 2002 j’ai vraiment commencé à travailler avec des pochoirs et des bombes.

When and how did you come to stencil?
I cut my first stencils in 2001 or 2002, the first few weren’t intended for more than one “print”. Sometime around 2002 I started working with stencils and spray-cans.

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SHX Interview : Jussi P. Koistinen, Helsinki

C’est à travers son iconographie que Jussi P. Koistinen se démarque sur la scène internationale. En effet, le pochoir, dans son histoire, a rarement été rattaché à la culture graffiti et au hip hop. C’est maintenant chose faite avec ce jeune artiste de 26 ans basé à Helsinki, dans un style élégant et esthétisant.
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It is through his iconography that Jussi P. Koistinen stands on the international stage. Indeed, stencil art in its history has rarely been linked to graffiti culture and hip hop. Now it’s done with this Helsinki based, 26 years old artist with an elegant and aestheticized style.

Tes sujets portent sur le monde du graffiti et du vandalisme : dépôts de train, stations, bombes aérosols, etc. Est-ce que le graffiti fait partie de ton histoire personnelle ?
On peut dire ça. La Finlande a connu un gros boom du graffiti au milieu des années 90 quand j’étais enfant et adolescent. Tous mes amis faisaient du graffiti. Tout le monde tagguait. J’ai grandi avec la culture graffiti et c’est pourquoi l’influence du graffiti traditionnel se ressent dans mes œuvres.

Your subjects are about the world of graffiti and vandalism: train depots, train stations, drop spray cans, etc. Is graffiti writing part of your personal story?
You could say so. Finland had a huge graffiti boom in the mid 90s when I was youngster and teenager.  All of my friends wrote graffiti. Everybody wrote. I grew up with graffiti culture and that’s why influence of traditional graffiti can still be seen in my works.


Ton travail est très élégant et pourtant les coulures, la matière et le sujet nous ramènent toujours au graffiti et au hip hop. Pourquoi as-tu choisi une forme si esthétique finalement ?

Merci. J’essaie juste de peindre les images que j’aime et le résultat vient spontanément. J’essaie de faire en sorte que mes peintures apparaissent photoréalistes et qu’en même temps ont voit la peinture. Je pense que les coulures et les splashes apposés au bon endroit peuvent rendre un très bel effet.
J’aime aussi beaucoup la culture hip hop old school ; la culture que des films comme Style Wars représente. J’imagine que c’est visible dans mes peintures.

Your work is very elegant and yet the drips, material and subjects always bring us back to graffiti or hip hop. Why did you choose a form so finally aesthetic?
Thanks. I just try to paint pictures what I like and the outcome comes spontaneously. I try to make my paintings so that they are relatively photorealistic but to look same time painted. I think that drips and splashes in the right places can look really beautiful.
I also like really much the old school hip hop culture. The culture that movies like Style Wars represent. I guess it can be seen in my paintings.

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Itv Aiko > Brooklyn Street Art

Aiko, NYC, Williamsburgh, Copyright Sabeth718

A l’occasion de sa participation à ce mur collectif féminin près du pont de Williamsburgh à Brooklyn, NYC, le site Brooklyn Street Art a interviewé Aiko. Pour mémoire, Aiko était aux côtés des deux Patrick de Faile il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui elle continue une carrière en solo et nous donne à voir une oeuvre girly et créative. // On the occasion of her participation to the collective female mural near the Williamsburg Bridge in Brooklyn, NYC, the website Brooklyn Street Art interviewed Aiko. As a reminder, Aiko was alongside of the two Patrick within the stencil crew Faile there not so long ago. Today she continues her solo career and gives us to see a girly and creative work.

SHX Interview : L.E.T., Düsseldorf

L.E.T., backyard, Düsseldorf, Snipper in Terracota, copyright L.E.T.

L.E.T., backyard, Düsseldorf, Snipper in Terracota, copyright L.E.T.

L.E.T. vit à Düsseldorf. Son inspiration est à la fois intérieure et nourrie du quotidien. On a ainsi l’impression de voir différentes influences le traverser sous certains aspects : Boxi, Banksy ou Nemo pour ses ombres chinoises. Et pourtant, de nombreuses pièces de rue ou d’atelier m’ont suffisamment marquée pour que je veuille en savoir plus sur cet artiste au nom qui signifie tant pour les Français.
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L.E.T. lives in Düsseldorf. His inspiration is both inside and daily. Some influences can be detected through some aspects: Boxi, Banksy or Nemo for his shadows. And yet, many indoor and outdoor artworks hit me so much that I wanted to know more about this artist whose name means so much to French people.

D’où vient ton pseudonyme L.E.T.?
C’est un sigle pour “Les Enfants Terribles”, écrit par le français Jean Cocteau en 1929. J’aimais l’idée d’utiliser ce titre comme nom, symbolique d’une certaine forme artistique contemporaine.

Where does your name come from?
My name comes from Jean Cocteau´s prose book “Les Enfants Terribles” from 1929. I liked to use this name/title for a contemporary art form.

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Itv Blek le Rat >> Uk Street Art

Helen Soteriou du site UK Street Art a rencontré Blek le Rat aux alentours de la cathédrale Notre Dame de Paris dimanche dernier. Elle a survécu et nous permet de lire l’interview instructive du pochoiriste dont l’image préférée est son autoportrait. Lire ici.
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Helen Soteriou from the website UK Street Art met Blek le Rat outside Notre Dame de Paris last Sunday. She survived and though we can read stencil artist’s interesting interview whose favorite image is his self-portrait. Read here.

SHX Interview : BOXI, Berlin

Boxi, To Die For, Athens, 2009, copyright Boxi

Boxi, To Die For, Athens, 2009, copyright Boxi

BOXI a étudié la peinture à Londres à la Central St. Martins jusqu’en 1996.  Il a 35 ans et vit et travaille à Berlin depuis  aintenant 10 ans.  En avril dernier il s’est  distingué dans une expo personnelle à la Carmichael Gallery à Los Angeles. // BOXI studied painting in London at Central St. Martins finished in 96. He is 35 yrs old and have been living and working in Berlin now for the last 10 yrs working part time in a gallery. Past April he was featured in a solo show @ Carmichael Gallery, Los Angeles.

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SHX - Quand et comment es-tu venu au pochoir?
J’ai été initié en 2004 à la technique du pochoir par EVOL et PISA/73 du collectif CT / INK ici à Berlin. Je collais dans la rue des œuvres grandeur nature que je peignais à main levée et des impressions noir et blanc encore au-delà de cette échelle. Cela a été une étape logique de créer des image reproductibles avec toutefois un caractère unique.
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SHX Interview : STF, Marseille

STF - Queen of Pain - Pochoir, acrylique, collage sur toile - 2008 - 70 x 90 cm

Quand et comment en es-tu venu au pochoir ?
Mon parcours est semblable à celui de bon nombre d’autres acteurs de la scène pochoiriste. A l’époque, durant les années 80, toute l’imagerie de la scène punk ou alternative transpirait le Do It Yourself et le côté trash du pochoir. Je baignais dedans, mais je n’y faisais pas attention, ça faisait partie des meubles, de mes meubles…. Puis, en 2002, j’ai été initié au medium qu’est le pochoir par un autre artiste pluridisciplinaire, Rnest des OCT. J’adorais le coté rock’n’roll et répétitif du truc. Tu as besoin d’une flèche pour indiquer le chemin d’un concert, et tu as le moyen le plus simple et le moins coûteux entre les mains. Puis je me suis vite pris au jeu de la complexité du sujet… Mais par chez moi, le pochoir n’a pas forcement la belle vie. Le graffiti est présent partout et la place est devenue rare. J’ai bossé aussi pas mal sur stickers, mais pas de visibilité non plus. Et comme la peinture se nourrit du regard du spectateur, alors je me suis plutôt tourné vers la « toile ». En me décollant le nez du mur et en travaillant de plus en plus régulièrement, j’ai pu prendre du recul et du temps pour essayer de comprendre le pochoir. Et à force d’erreurs et de livres sur l’art, j’avance petit à petit et construis mon univers…

When and how did you come to stencil?

My career is similar to many other stencil artists. At this time all the imagery of the punk scene was about the DIY with the trash style of stencil. I swam in there, but I did not pay attention to it, it was just part my world. In 2002, I was introduced to stencil by an artist, Rnest STO. I loved its rock’n'roll side and the repetitive thing. You need an arrow to indicate the path to a concert and you get the easiest and least expensive tool in the hands. Then I got caught up in the complexity of the subject … But in my city, the stencil is not so happy. The graffiti is everywhere and the empty places have become scarce. I also worked a lot on stickers, but not visible either. And since painting is nourished by the viewer’s eye, I turned instead to the “canvas”. In moving away from the wall and working more and more regularly, I stood back and took time to try to understand the stencil. I am slowly moving forward and building my world by dint of mistakes and art books.

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