Category: Interviews

SHX Interview : STF, Marseille

STF - Queen of Pain - Pochoir, acrylique, collage sur toile - 2008 - 70 x 90 cm

Quand et comment en es-tu venu au pochoir ?
Mon parcours est semblable à celui de bon nombre d’autres acteurs de la scène pochoiriste. A l’époque, durant les années 80, toute l’imagerie de la scène punk ou alternative transpirait le Do It Yourself et le côté trash du pochoir. Je baignais dedans, mais je n’y faisais pas attention, ça faisait partie des meubles, de mes meubles…. Puis, en 2002, j’ai été initié au medium qu’est le pochoir par un autre artiste pluridisciplinaire, Rnest des OCT. J’adorais le coté rock’n’roll et répétitif du truc. Tu as besoin d’une flèche pour indiquer le chemin d’un concert, et tu as le moyen le plus simple et le moins coûteux entre les mains. Puis je me suis vite pris au jeu de la complexité du sujet… Mais par chez moi, le pochoir n’a pas forcement la belle vie. Le graffiti est présent partout et la place est devenue rare. J’ai bossé aussi pas mal sur stickers, mais pas de visibilité non plus. Et comme la peinture se nourrit du regard du spectateur, alors je me suis plutôt tourné vers la « toile ». En me décollant le nez du mur et en travaillant de plus en plus régulièrement, j’ai pu prendre du recul et du temps pour essayer de comprendre le pochoir. Et à force d’erreurs et de livres sur l’art, j’avance petit à petit et construis mon univers…

When and how did you come to stencil?

My career is similar to many other stencil artists. At this time all the imagery of the punk scene was about the DIY with the trash style of stencil. I swam in there, but I did not pay attention to it, it was just part my world. In 2002, I was introduced to stencil by an artist, Rnest STO. I loved its rock’n'roll side and the repetitive thing. You need an arrow to indicate the path to a concert and you get the easiest and least expensive tool in the hands. Then I got caught up in the complexity of the subject … But in my city, the stencil is not so happy. The graffiti is everywhere and the empty places have become scarce. I also worked a lot on stickers, but not visible either. And since painting is nourished by the viewer’s eye, I turned instead to the « canvas ». In moving away from the wall and working more and more regularly, I stood back and took time to try to understand the stencil. I am slowly moving forward and building my world by dint of mistakes and art books.

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SHX INTERVIEW : Dan, Bristol

Dan, Crimes of Passion exhibition, RWA, Bristol, 2009, copyright Dan

Dan, Crimes of Passion exhibition, RWA, Bristol, 2009, copyright Dan

Pourquoi as-tu quitté l’Italie pour l’Angleterre ?
J’ai déménagé à Londres en 1996 ; je projetais de rester en Angleterre un an ou deux et perfectionner mon anglais et finalement je suis toujours là. 1994 était aussi l’année où Berlusconi a gagné les élections en Italie. Inutile de préciser que deux ans de « Forza Italia », le parti de droite, aurait conduit n’importe doté d’un peu de bon sens à se retirer sur une île déserte.

(Q) Why did you move from Italy to England?
I moved to London in 1996, my plan was to live in England for a year or two and improve my English but I am still here. Also 1994 was the year that Berlusconi won the elections in Italy. Needless to say two years of “Forza Italia” which is right wing, would drive anyone with a bit of common sense to retreat on an island.

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Interview Tian

Tian, Alice Russel, rue du Roi de Sicile, Paris 4e, March 09, copyright Tian

Tian, Alice Russel, rue du Roi de Sicile, Paris 4e, March 09, copyright Tian

Où vis-tu, que fais-tu dans la vie ?
Je vis au Mans, j’ai un peu plus de 40 ans et je ne fais que de la peinture. Mon travail se partage entre le Street Art et la peinture sur toile. J’ai un parcours un peu contraire à la tendance actuelle, je suis passé de la peinture sur toile au Street Art alors qu’il y a un certain nombre d’artistes qui ont fait beaucoup de rue et qui à un moment ont utilisé le support toile en raison d’opportunités avec des galeries ou avec des acheteurs désireux d’un travail plus pérenne.
Je suis complètement autodidacte, j’ai été musicien dans plusieurs groupes dans les années 80, ensuite j’ai commencé à bosser comme graphiste et de fil en aiguille, quand le net est arrivé, je m’y suis vraiment intéressé et j’ai commencé à travailler sur les interfaces graphiques de sites web, je suis allé vers le pixel, je concevais des interfaces de téléphones portables, etc. J’avais un bon boulot à l’époque, j’étais directeur artistique, et à un moment j’ai dit basta ! je ne savais vers quoi me tourner, j’avais envie de changer de vie. Et là des éléments de mon passé eighties m’ont rattrapé, l’époque où on faisait de la musique, des pochoirs sur fringues. On faisait tout nous-mêmes, nos fanzines à la photocopieuse à l’époque où la PAO ne se faisait pas à l’ordinateur, je crois que finalement c’est ces racines qui me manquaient. J’étais dans un travail virtuel, lisse comme un écran, et je pense que j’avais besoin de passer à la matière.

Where do you live, what do you do?
I live in Le Mans, a mid-size town in France, I ‘m over 40 years old and I’m a full-time painter. My work is split between Street Art and paintings on canvas. I have taken a path at
odds with the current trend. I came from painting on canvas to Street Art whereas there are many artists who usually work in the street and who used the canvas at one point because of opportunities with galleries or buyers that wanted a more permanent work.

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