Category: Videos
Cans Festival video by Sadhu, remember !
Sadhu est un des rares artistes français à avoir eu la chance d’être invité par Banksy au Cans Festival en mai 2008, avec C215, Artiste-Ouvrier et Blek le Rat. Retour sur ce qui a sans doute été le plus grand évènement pochoir au monde ! Emotion… avec la vidéo made by Sadhu dont les talents diversifiés sont de moins en moins cachés. Vous voulez aussi revoir les pochoirs du tunnel ?
Miss.Tic, « amoureuse pratiquante »
Belle interview filmée de la Miss qui nous révèle que son exposition Go Homme est un hommage aux hommes qui l’ont accompagnée et particulièrement à celui qui partage sa vie en ce moment et dont elle est amoureuse… //
A good interview of Miss the Paris based artist Miss.Tic who tells us that her solo show Go Homme is a tribute to the men who accompanied her and particularly to the one who shared her life at the moment and she is in love of …
YZ // BB King still alive
YZ vient de laisser dans la rue 70 affiches représentant 70 images différentes de BB King. C’est le second volet d’un projet artistique introduit il y a quelques mois avec l’image de Myriam Makeba, grande dame de la chanson et symbole de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. C’est en regardant bouche bée cette première vidéo d’animation musicale sur Youtube que l’on comprenait que ce qui ressemblait à du simple affichage dans la rue était en fait matière à un projet plus ambitieux, à la manière de l’artiste italien Blu. Aujourd’hui, le process est dévoilé et l’on découvre avec bonheur cette nouvelle animation représentant une boucle musicale de l’auteur génial de « Stand By Me ». Les 70 images de BB King toutes différentes laissées dans les rues de Paris sont des extractions du film « When we were kings » tout comme l’étaient celles de Myriam Makeba. Ce documentaire est un petit bijou historique qui nous plonge en 1974 à Kinshasa, au Zaïre au moment du match de boxe opposant Mohamed Ali à George Foreman. A ce moment-là s’est tenu un légendaire festival de Soul Music qui a réunit les plus grands talents de la scène Rythm & Blues américaine ainsi que les plus grands talents d’Afrique australe de l’époque. Et coïncidence pure : Radio Nova nous apprend que c’est le sujet de « Soul Power », un film conçu par le monteur de When we were Kings et qui s’est centré sur le festival. Il sort sur les écrans début juin 09, comme quoi on fait bien de s’informer. En attendant d’aller vous lover dans une salle climatisée, laissez-vous bercer par l’animation de la star de la soul et R&B, qui à 84 ans, continue sa carrière ; pour preuve, il sera en concert à Paris le 22 juillet !!
Video : « Living Decay », a project by Dolk & Pobel
« Living Decay » – portrait d’un paysage en évolution
Le documentaire « Living Decay » réalisé par Davide Fasolo porte sur le travail de Dolk et Pobel. Au cours de l’été 2008, les deux street artistes norvégiens ont relevé le défi de créer des fresques murales de très grands formats sur les façades de maisons abandonnées sur le point d’être démolies sur les îles Lofoten. « Living Decay » est un journal quotidien qui raconte à travers sept chapitres, l’élaboration de ces grandes peintures au milieu de ce paysage nordique unique. Le documentaire s’ouvre et se referme sur le récit de l’artiste américain John Fekner, pionnier de l’art de rue des 70′s.
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« Living Decay » – a portrait of a changing landscape
The documentary “Living Decay” by Davide Fasolo was completed and is about the works of Dolk and Pøbel. In the summer of 2008 the two talented Norwegian street artists took on the challenge of Lofoten Islands countryside in Norway to create large-scale murals on the faces of abandoned houses which are about to be demolished. “Living Decay” is suggestive daily log that narrates through seven chapters, the making of these huge paintings inside the unique northern landscape. The documentary opens and closes with the narration by the American artist John Fekner, pioneer of 70’ street art.
Vhils video
Vhils est un jeune artiste portugais qui s’est fait remarquer au Cans Festival, à Londres en mai 2008, avec son intervention murale et qui a connu par la suite une ascension fulgurante dans le monde de l’art et de son marché. Sa démarche consiste à sculpter le mur, à réaliser des portraits en bas relief en très grand format. Le mur est creusé, et à la façon du pochoir, un visage apparaît dans sa lumière. Aujourd’hui, Vhils prépare sa prochaine exposition chez Steve Lazarides (est-il utile de rappeler qu’il est le galeriste de Banksy… mais aussi de JR) à Londres.
Voici le texte qui accompagnait sa vidéo :
Scratching the Surface
« Sous les pavés, la plage » (Sous les pavés – la plage!) – Graffiti anonyme, Paris 1968.
Paris, Mai 1968.
Lorsque les enragés ont commencé à dresser des pavés sur boulevard Saint-Michel afin de les utiliser comme armes contre les forces de l’ordre ancien, ils sont allés jusqu’au sable qui recouvrait la surface de dessous. La terre. Sous le béton, la terre. Sous l’environnement urbain, la nature. Sous l’artificiel, de la vie.
Derrière tous ces murs de briques et de béton, ces surfaces ternes et grises qui déterminent notre existence, derrière toutes ces villes, il y a de la vie. Il y a des individus, il y a la nature. « Gratter la surface » est un acte de création à partir de formes sans vie. C’est de la subversion. L’acte de graver l’idée de la vie sur un mur, de créer l’image d’une personne, une pièce à la représentation iconographique symbolique qui restera. Comme si le rendre éternel en lui donnant la vie où la vie n’était pas censée être. En sculptant ce qui est mort-né par sa nature même, de par sa conception.
Ainsi, jusqu’à la symbolique disparition de tous les murs qui séparent, qui imposent cette condition d’un système social qui sur-construit afin de contrôler et de perpétuer son emprise sur les divisions qui découlent de ce partitionnement éternel et de garder les gens sur place, il sera plus facile et plus facile d’oublier qui nous sommes, d’où nous venons et que la nature est vraiment partout. Comme il est facile de perdre la trace de ce que notre nature est vraiment, pris au milieu de tout cet environnement saturé, inorganique. »
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Vhils is a young Portuguese artist who became noted during the Cans Festival in London in May 2008 with his wall action and then knew a subsequent dramatic rise in the world of art and its market. His approach is to sculpt the wall, carry out in bas-relief portraits in large scales. The wall is increased, and like stencil, a face appears in its light. Today Vhils prepares his next show at Steve Lazarides (is it useful to recall that it is the gallery of Banksy … but JR) in London.
The text accompanying the video:
Scratching the Surface
“Sous les pavés, la plage!” (Beneath the paving stones – the beach!) – Anonymous graffiti, Paris 1968.
Paris, May 1968. When the enragés started digging up the stones from the Boulevard St. Michel to use them as weapons against the forces of the old order, they came upon the sand that covered the surface underneath them. The earth. Beneath the concrete, the earth. Beneath the urban environment, nature. Beneath the artificial, life.
Behind all these brick and concrete walls, these dull, grey surfaces that condition our existence, behind all of these cities, there is life. There are individuals, there is nature. “Scratching the surface” is an act of creation taken from lifeless forms. It is the subversion of lifeless forms. The act of engraving the idea of life on a wall, of creating the image of an individual, an iconographic piece of representational symbolism that will endure. As if rendering him eternal by bringing him to life where life was not supposed to be. By carving it out of that which is still-born by its very nature, by its design.
So until the symbolical demise of all walls that separate, that impose, that condition, of a social system that overbuilds in order to control and perpetuate its grasp on the divisions that stem from this eternal partitioning and keep individuals in place, it will be easier and easier to forget who we are, where we come from and what nature is really all about. How easy it is to lose track of what our nature really is while caught amid this saturated, un-organic environment. »



